L’emballage plastique investit en France

Selon la dernière enquête d’Elipso, les fabricants d’emballages plastiques et d’emballages souples sont optimistes pour 2014 et leurs taux d’investissement sur le chiffre d’affaires a progressé de 13% au premier semestre de cette année.

Elipso a le moral. « Dans un contexte macro-économique des plus moroses, l’industrie française des emballages plastiques et souples confirme sa solidité : il s’agit même du secteur le plus dynamique de toute l’industrie plastique ! », affirme l’organisation qui représente les entreprises de ce domaine en France. Sur l’ensemble de l’année, celles-ci ont totalisé deux millions de tonnes d’emballages produits, pour un chiffre d’affaires de 7,5 milliards d’euros, « stable », en 2013. Et si selon l’étude annuelle menée par Astères pour Elipso, la plupart de leurs secteurs clients connaissent des difficultés, le marché reste porteur et « l’année 2014 s’est ouverte sur une embellie », avec une activité en progression de 1,6% au premier semestre de cette année, par rapport à la même période de l’an dernier. A noter, c’est le marché intérieur qui tire la croissance, en hausse de 2,8% sur la période, les volumes produits connaissent une légère baisse due à l’allègement des produits et l’utilisation accrue de matières recyclées et à la diminution de la gâche en production. Pour 2015 ? Sans donner de chiffre précis, les industriels sondés récemment par Astères misent encore sur une progression de l’activité.

Des investissements en production

En 2014, le taux d’utilisation des machines est également comme les effectifs du secteur. Autre sujet de réjouissance, au premier trimestre de cette année, les entreprises d’emballages plastiques et souples ont continué de renforcer leurs investissements. Au premier trimestre 2013, ils représentaient en moyenne 4% du chiffre d’affaires des entreprises. Au premier trimestre de cette année, ce taux progresse de 13% pour atteindre 4,5%. Selon les industriels, cette hausse des investissements a été rendue possible par l’augmentation de leurs taux de marges brutes et la hausse de leur chiffre d’affaires, notamment sur le territoire national, qui représente 71% de leur activité. Une bonne idée selon Nicolas Bouzou, Directeur du cabinet Astères. « En zone euro, le manque d’investissements depuis longtemps a gonflé les capacités d’investissements des entreprises et les taux d’intérêts sont bas. C’est le bon moment », explique-t-il. Sur quoi portent ces investissements productifs ? « Pas sur de la capacité, car la demande reste modérée, mais principalement sur le remplacement et la modernisation des outils », note Olivier Charmet, vice-président d’Elipso. Ainsi, l’âge moyen du parc machines en France serait de 15 ans environ. Sans parler d’usine du futur ou d’industrie 4.0, les professionnels reconnaissent vouloir opter pour des moyens plus efficients. « Il y a de gros besoins liés aux recherches d’économies d’énergie. Or, les dernières générations d’équipements peuvent afficher des consommations réduites de 30 à 40 % », note Dominique-Paul Vallée, Président d’Elipso. En revanche, « La France compte de moins en moins de producteurs de machines. La plupart des moyens de production proviennent d’Allemagne, d’Italie ou du Japon, entre autres. C’est assez dramatique», regrette-t-il.