Les robots de soudage

C’est l’une des applications reines du robot dans l’industrie. Peut-être l’une des plus anciennes aussi.  Pour autant, la technologie continue de progresser actuellement. On utilise généralement pour ces applications des robots à 6 axes de 1,5 à 3 mètres de rayon d’action, éventuellement montés sur des axes linéaires. Les pièces peuvent aussi être montées sur des manipulateurs (certains parlent de positionneurs) de différentes tailles ou des tables tournantes synchronisés avec le robot pour étendre les capacités en termes d’accessibilité. Cela permettra par exemple à un robot de travailler sur deux pièces, l’une après l’autre. Des stations complètes comprenant le robot, la torche, le générateur, le contrôleur, le nécessaire à la calibration et au nettoyage de la torche, l’aspiration des fumées, un dispositif de suivi de joint… le tout intégré dans une cellule fermée et sécurisée, sont également de plus en plus utilisées, en particulier dans les PME. Parmi les avantages, ces installations peuvent être éventuellement déplacées dans l’usine selon les besoins.

 

Tout progresse

Les mécaniques en elle-mêmes des robots évoluent, par exemple avec des modèles à arbre creux, qui permettent de passer les faisceaux, l’alimentation en fil de soudage, ou encore le système de refroidissement à l’intérieur, afin d’éviter tout risque de torsion, d’accrochage ou d’endommagement. Pour certains, les géométries d’arbres permettent des montages à l’intérieur ou à l’extérieur. Les articulations sont également optimisées pour obtenir les angles de rotation les plus grands possibles, toujours pour faciliter les mouvements de la machine. A noter, certains constructeurs proposeront plusieurs possibilités pour le montage du dévidoir, toujours afin de favoriser le plus possible l’agilité du robot.

Au-delà de la mécanique, les systèmes évoluent également. Les sources et les contrôleurs, en particulier, permettent d’optimiser le soudage, notamment grâce à des systèmes de recul automatique du fil après le court-circuit. Les torches sont dotées de systèmes anticollision et les utilisateurs optent de plus en plus fréquemment pour des dispositifs de suivi de joint montés directement dans les cellules, pour augmenter encore la qualité et la précision des soudures.

 

Bien choisir

Pour choisir son robot de soudage à l’arc, certains paramètres de l’application sont importants à prendre en compte. D’abord, la taille des pièces, qui conditionnera celle du robot, dont le rayon d’action sera choisi en conséquence, et le nombre d’axes nécessaires. Le mode de montage du robot peut aussi constituer un argument, même si dans ce type d’application, la machine est souvent fixée au sol. La capacité de charge est également importante. En effet, si la torche en elle-même n’est jamais très lourde, l’ensemble des équipements à porter (le poste, le dévidoir, etc.) peut devenir lourd. Le type de soudures à réaliser (fines ou épaisses) sera également à prendre en compte, même si les sources actuellement permettent de gérer les deux. Evidemment, la précision de positionnement que le robot devra assurer est aussi un élément important.

Enfin, la programmation du robot est un élément essentiel. On pourra naturellement utiliser le « teach pendant », généralement tactile et à l’interface homme-machine intuitive. Les fournisseurs proposent également désormais des solutions de programmation hors ligne, qui permettront de mettre au point son application sur ordinateur,  sans immobiliser la machine.